ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE DE L'AISNE

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Le Projet Educatif de l’Enseignement Catholique du diocèse

vendredi 28 janvier 2011


1. Les établissements du réseau de l’enseignement catholique de l’Aisne sont sous la responsabilité de l’évêque de Soissons, Laon et Saint Quentin. Ils contribuent à la pastorale diocésaine. Ils n’ont pas leur finalité en eux-mêmes. Celle-ci réside dans le développement de chaque enfant, chaque jeune, envisagé dans toutes les dimensions de sa personne : physique, psychologique, intellectuelle, affective, spirituelle,... et dans sa dimension communautaire, liée aux autres personnes qui traversent son existence.

2. Ils participent au service public d’éducation de la nation en dispensant principalement des formations scolaires sous contrat avec l’Etat. Ils développent aussi des formations par contrat avec des collectivités locales, ou par les voies de l’apprentissage ou de la formation continue. Très exceptionnellement ils mettent en oeuvre quelques formations hors contrat, dûment signalées aux familles. Les examens auxquels ils préparent sont publics et validés par des autorités indépendantes (Ministère de l’Education Nationale, de l’Agriculture, de l’Action Sanitaire et Sociale,...). Dans le cadre des contrats, les enseignants sont soumis aux exigences de formation et de compétence du dispositif public d’éducation.

3. Le caractère propre des établissements catholiques d’enseignement est la manière spécifique par laquelle chaque établissement associe les exigences de ces deux tutelles : la tutelle religieuse catholique et une tutelle civile (l’Etat le plus souvent). Pour être compréhensible par les familles, ce caractère propre est exprimé par chaque établissement dans un projet éducatif conçu et partagé par les acteurs de la communauté éducative. Ce projet éducatif est construit à l’intérieur du cadre national que forment les statuts de l’Enseignement Catholique, et dans le cadre diocésain, en référence notamment aux orientations diocésaines promulguées en 2000.

4. Il découle de ces différents documents quelques points fondamentaux :

4.1 Les établissements catholiques d’enseignement de l’Aisne sont ouverts A TOUS CEUX QUI EN ACCEPTENT LE PROJET. Il revient aux familles de s’assurer en premier lieu qu’elles désirent le projet éducatif proposé, ou au moins qu’elles l’acceptent et qu’elles s’engagent à le respecter. Il revient à chaque établissement de savoir expliquer son projet clairement, de travailler à sa mise en oeuvre et de veiller à son respect.

4.2 Il découle du point précédent que l’adhésion personnelle à la foi catholique n’est pas une condition d’inscription. Par contre l’acceptation ddu projet propre fondé sur la foi catholique en est une.

4.3 Les établissement organisent leur projet autour de quatre volets qui couvrent toute la vie de l’établissement :

4.3.1 Créer dans la communauté scolaire un climat évangélique de vie et de travail (c’est-à-dire fondé, enraciné, conduit et évalué à la lumière de l’Evangile).

4.3.2 Proposer la foi catholique. Un établissement catholique d’enseignement est un lieu où les éléments permettant de comprendre la foi catholique en vérité sont présentés, expliqués aux élèves,et où les actes de al vie chrétienne sont facilités. Cette proposition n’es pas imposition. elle n’est pas prosélytisme. Elle laisse la liberté d’adhésion ou de refus. Mais elle est faite à tous, selon des modalités qui tiennent compte de l’histoire de chacun. Cette proposition doit également permettre aux jeunes chrétiens d’approfondir leur fois, de façon libre et volontaire.

4.3.3 Promouvoir un dialogue entre culture et foi catholique. La pensée chrétienne s’inscrit dans le respect d’une société laïque et pluraliste. Les sciences, les lettres, les arts, les techniques, concourent à l’équilibre de la vie des hommes et des femmes y compris des chrétiens. Les établissements catholiques souhaient mettre en oeuvre un dialogue fécond entre ce que peut apporter l’intelligence, et ce que peut apporter la foi catholique, à la construction des jeunes aujourd’hui. C’est pourquoi l’ouverture d’esprit aux questions du sens de la vie sera recherchée par un questionnement mutuel : 

  - la foi interroge la raison : quelle est la signification, quelle est la valeur humanisante des nombreuses découvertes de l’intelligence humaine ?

 - la raison interroge la foi et la fait progresser en apportant de nouvelles connaissances sur le mode et l’être humain.

4.3.4 Eduquer aux décisions.

Chaque personne, chaque jeune, est confronté sans cesse à des décisions à prendre. Certaines sont très importantes, d’autres beaucoup moins. Certaines décisions sont des choix, d’autres sont seulement ds consentements. En raison de la profusion actuelle des propositions, beaucoup de parents et de jeunes sont désorientés face aux possibilités nombreuses qui leur sont offertes. L’enseignement catholique s’appuie sur les ressources de l’éducation aux décisions qui lui viennent de la tradition de l’Eglis eet qui sont :

1/ Le primat de la conscience morale personnelle : en chacun existe la capacité à conduire son propre discernement.

2/ La nécessité de la formation de la conscience : se guider soi-même sans se fourvoyer n’est ni inné, ni facile. Cela s’apprend. Les chrétiens ont sur ce plan une expérience et ils la proposent notamment dans les établissements catholiques.

5. Quelles personne voulons-nous finalement promouvoir ?

* Un être humain équilibré. Une personne qui n’ait pas peur du monde, capable d’y vivre et d’en assumer les chocs grâce à sa culture de généraliste, à sa formation humaniste, à son enracinement spirituel, si possible chrétien.

* Un citoyen, capable de se situer dans les enjeux sociaux, économiques, écologiques, culturels, politiques, capable de s’y engager dans une démocratie laïque et pluraliste, où la foi des personnes puisse être respectée jusque dans ses conséquences collectives.

* Un professionnel, à la fois généraliste, capable de recul et d’adaptation, et spécialiste, capable d’appronfondissement et d’expertise.

6. Pour y parvenir, l’école catholique ne peut fonctionner par seule délégation. Les parents sont et restent les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est pourquoi l’école catholique demande aux familles d’accepter et de reconnaître le rôle éducatif de l’école, de le soutenir, et d’y participer directement. L’éducation d’un jeune ne peut ^tre le résultat d’une opposition école/famille, mais d’une collaboration. Dans cette optique l’école est les parents ont à la fois des droits et des devoirs mutuels. Cette collaboration nécessaire fait partie de ce que contient l’expression "ouvert à tous ceux qui en acceptent le projet". Ce que l’école attend des familles devra être explicité dans le projet éducatif, comme l’est ce qu’elle s’engage à leur offrir, afin de permettre une vraie insertion et participation des familles, et des parents, dans la communauté éducative.

7. La mise en oeuvre du projet diocésain passe le plus souvent par les communautés éducatives des établissements sous l’impulsion des chefs d’établissement. Elle repose d’abord sur des personnes, et rien ne peut remplacer l’engagement de chacun, avec courage, persévérance, abnégation, intelligence pour l’éducation des jeunes. C’est pourquoi un tel projet est d’abord un appel à chaucun pour une construction commune.

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